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Tous les films sur Steve Jobs

24 12 2017

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On a décidé pour vous de se taper tous les films sur Steve Jobs et de les critiquer. Donc dans l’ordre chronologique : le téléfilm Pirates of Silicon Valley de Martyn Burke en 1999 , Jobs de Stern et Whiteley en 2013,  le documentaire Steve Jobs: The Man in the Machine  de Alex Gibney et Steve Jobs de Danny Boyle en 2015.

Et on commence par le téléfilm Pirates of Silicon Valley. On vous le dit tout de suite, on a eu beaucoup de plaisir à le revoir. Et on a constaté que ce téléfilm n’a pas perdu de son dynamisme. Les gros points positifs : le choix des acteurs avec Noah Wyle, pas connu à l’époque (il est moins maintenant), qui est un parfait sosie de Steve Jobs, l’humour toujours omniprésent, le rythme toujours efficace et la capacité à aborder tous les faces de la vie de Jobs avec aucun déséquilibre. Les points négatifs : les trucages qui ont très mal vieilli et le fait qu’on essaye de faire croire que Bill Gates avait une vie rock’n roll.

Tout commence par la reconstitution de la pub par Ridley Scott.

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Tous les personnages sont là. Woz n’est pas gros et est interprété par Joey Slotnik

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Le téléfilm est important car il sera en partie pompé par le film suivant, Jobs. On note cette scène dans le champs de blé. Steve se rase la moustache et porte le deux-pièce pour vendre du Mac. Et Steve se fait taper par son employé exaspéré.

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Ce qui est bien dans le téléfilm, c’est qu’il y a plein de clins d’oeil à des scènes de films célèbres. La plus cool, c’est la référence à Phantom of the Paradise de De Palma. Il n’est pas question de signature de contrat, mais de pliage de t-shirt. L’acteur Anthony Michael Hall (Bill Gates) reprend les mêmes mimiques que Swan. Comme Swan qui vole la musique de Winslow, Bill vole l’ordi de Steve. Même lunettes en plus.

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Si ce téléfilm reste génial, c’est grâce à son rythme. Pas de surprise, le monteur n’est autre que Richard Halsey. Excusez du peu. Halsey, c’est le monteur de Pat Garrett et Billy the kid,  Rocky 1, American Gigolo, Edward aux Mains d’argents,… Comme quoi derrière un simple téléfilm se révèlent des bons. À noter que ce téléfilm a eu plein de de nominations et quelques prix.

On passe au film Jobs sorti 14 ans plus tard et 2 ans après le décès de Steve Jobs. Et là nanar… On ne va pas se moquer du réalisateur (Yes man ou tâcheron), donc on ne citera pas son nom (on l’a cité en haut). On ne citera pas non plus le scénariste, qui ne possède qu’une page vide sur Reddit... Ce film est avant tout un film d’un fan, Ashton Kutcher. Le pauvre s’est mis à fond dans le personnage, type « j’essaye de marcher comme lui en trainant grossièrement les pieds pour avoir l’Oscar ». Mais surtout le film, c’est un show de moumoutes. Il y en a partout. Rien que le 1er plan sur Jobs.

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Le must  : Dermot Mulroney aka Mike Markkula et ses perruques.

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Des scènes énormes : ici, croisement improbable entre Gladiator et Pirates of Silicon Valley.’Fallait le faire.

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On retrouve les personnages habituels, mais le rôle des femmes dans la vie de Jobs passe totalement à la trappe. On en parle un peu comme une lettre à la poste. Woz est barbu et gros.

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Le truc positif du film et c’est certainement cela qui le sauvera plus tard, c’est qu’il a cherché à reproduire exactement les décors d’époque d’après les photos célèbres. On notera la scène la plus débile : la construction d’un ordi dans le garage comme si c’était un concert de rock avec des ralentis d’enfer. Grotesque. D’autant plus qu’on sait que tout est faux maintenant. Sniff…

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Pour finir, l’évolution d’Ashton. Cherchez l’erreur? En fait, ça change pas, sauf quand il interprète Jobs « vieux » avec un maquillage raté comme les perruques.

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Que retenir de ce film, qui pompe le téléfim précédent, un film qui est mal tourné, mal monté, mal joué ?… C’est un film de fan, donc au final, il faut prendre comme ce qu’il est. Il est nul, mais il risque de vieillir sympathiquement car du côté des décors, tout est reproduit fidèlement avec amour.

On passe au docu Steve Jobs: The Man in the Machine  de Alex Gibney. On l’écrit tout de suite : pendant la moitié du métrage, c’est un pur chef-d’oeuvre. On a ce qui se fait de mieux du côté du générique, du son, du rythme, du montage, de la réalisation, quoi… C’est vraiment bien foutu. Cette première partie correspond au début et au retour à Apple de Jobs. On retrouve toutes les images connues, plus plein d’autres. Tout est super bien amené. Tous les protagoniste sont là pour être interviewés et bien sûr, la personne la plus importante est Chrisann Brennan (la maman de Lisa). Malheureusement, à la moitié du film, on a tout un passage super chiant au Japon sur la philo-psycho-sino influence sur Steve. Puis on passe au retour de Jobs (after NEXT) à la Pomme et là, on a inventaire des produits (on oublie au passage le portable 17 pouce G4 de mémoire), on n’a plus personne à interviewer (pas de Ive, pas Phil, pas de Craig, pas de Tim). C’est tellement vide que l’auteur est obligé de se filmer lui-même et s’interviewer lui-même pour expliquer qu’il a eu des problèmes avec ses potes quand il a voulu dire du mal de Steve. Ça se termine avec les affaires : l’accord secret entre les big entreprises HT pour pas se faire piquer leurs meilleurs éléments entre eux et l’affaire rocambolesque du prototype iPhone perdu dans un bar et revendu à Gizmodo. Là on a un interview du type de Gizmodo, qui, en passant,  ressemble à un gros pervert du type #balancetongizmodo. En résumé le docu est inégal. Génial dan sa 1er partie et insipide et chiant dans la seconde.

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Les photos de classe et de famille.

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Les photos célèbres.

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L’inventaire des produits Apple dans la seconde partie du doc.

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Steve Jobs à tous les âges. Période début, Apple, Next, Apple back.

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Que serait un docu sur Apple sans la pub de Scott.

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Les affaires… Brian Lam, plus pervert, tu meurs.

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Pour finir, dans les remerciements : Wacom… Nous, on regarde les génériques jusqu’à la fin, même dans les docus. On les a regardés tous les films de bout en bout.

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On arrive au dernier film sur Steve Jobs, intitulé Steve Jobs. Et là, tout est du lourd pour faire un film type Social Network pour être en course à l’Oscar. Danny Boyle à la réalisation, Fassbender, Winslet en tête d’affiche pour faire intello, Sorkin au scénario (qui a eu l’Oscar justement pour Social Network). En gros, tout est fait pour faire un film intello à oscariser. Le plan du film est un gros parti pris : 4 scènes avant 4 keynotes importantes… Pour faire un max branchouille intello new-yorkais, on fait du « Walk &Talk » (type Birdman), donc on n’a que des gens qui marchent tout le temps en déblatérant leurs lignes de dialogues. Résultat : gros furoncle cinématographique, navet prétentieux, production qui se veux psycho-philio-psycho-analytique. Qu’est ce que c’est c*n! Cela devient tellement invraisemblable qu’à la fin, c’est limite, « si tu parles pas à ta fille, l’iPod ne sort pas ». En gros, le centre du film, c’est le rapport Steve-Lisa. Et on a droit à de la psychologie de bazard – c’est même plus du bazar, c’est du bazard dans une chambre de geek. C’est ridicule et humiliant.

Les salles des keynote, car Steve, au final,  est un acteur de théâtre et les produits Apple projetés le dévore. C’est tellement lourd et grossier….

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Branlette scénaristique, le Walk and Talk. Fassbender pas crédible pour un sou.

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Comme dans Social Network, Steve, comme Mark, a juste volé l’idée à Woz. On note des tableaux français comme fond d’écran à chaque partie. Le Radeau de la Méduse de Géricault, ok pour Next, mais  Napoléon franchissant le Grand Saint-Bernard de Jacques Louis David, il faudra expliquer… Moment ridicule, Fassbender en Steve Jobs jeune.

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Le moment tragique, où Steve apprend qu’il est lourdé d’Apple. C’est le passage célèbre de la vie de Jobs présent dans tous les films. Bien sûr, on a un orage à ce moment pour bien expliquer que c’est tragique, mais on doit avouer que c’est la scène qui sauve le film de l’abîme.

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En résumé, le film est une daube prétentieuse, téléphonée, qui se veut un film psychologique à Oscars. Honteux et ridicule. De loin, le plus mauvais des 4 métrages et le dernier.

On a regardé sur Mojo le box office de chaque film. C’est catastrophique : Steve Jobs a fait que 17 millions aux USA!!! Le film en a coûté 30. Jobs, 16,… millions avec 12 de budget (c’est vraiment un film fauché- quand on voit les images, on ne le penserait pas). Le docu Steve Jobs: The Man in the Machine , – de 500 000€, c’est un document, donc personne ne regarde… Il existe un autre film sur Steve Jobs, un docu, Steve Jobs, the lost interview. Mais c’est juste un interview, ça dure 1 heure à tout casser. Donc on ne l’a pas casé.

En conclusion, les films sur Steve Jobs ne rapportent aucun pognon. Tous des mega gros bides. On est loin des ventes d’iPhones. Ça se trouve Apple gagne plus de pognon en 1 black Friday que tout ce qu’ont rapporté les films lol. Le décès récent n’a profité à aucune production. Comme quoi… Un type célèbre, adulé, mort prématurément et ça fait pas recette. On en déduit qu’aborder le personnage sur la thématique familiale/psycho ne marche pas. Tout simplement parce qu’on ne parle pas de l’ordinateur et de son utilisation, du smartphone et de son utilisation. On ne parle pas de musique, de souris et design. On ne parle pas de l’expérience utilisateur et donc pas de l’expérience créateur. On ne parle ni de Jobs, ni d’Apple…
Nous, l’Observatoire de WacometmaPome nous avons rendu hommage à Steve.




Catégories: Apple
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