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Inkscape





Une fois n’est pas coutume, je vais parler d’un logiciel qui n’utilise pas la pression ou l’inclinaison du stylet.

Pour une bonne et simple raison, c’est qu’Inkscape est un logiciel open-source. Il utilise donc X11 correspondant à XFree86 4.3 pour fonctionner sur Mac Os X et là, le problème chez Mac, c’est que cela ne fonctionne pas, à l’inverse de Mandrake sur PC, par exemple, même si votre logiciel propose des réglages correspondant au stylet. Donc rajouter des lignes de code pour faire reconnaître la pression du stylet est cause perdue.
Pas grave, car tous les logiciels open-source (the Gimp, etc…) ont un paramètre qui donne un semblant de pression, c’est la rapidité. En effet, on peut associer la vitesse du geste à l’épaisseur du trait. Vous constatez aisément que, lorsque, naturellement, vous faîtes un trait avec un crayon ou un stylo, votre démarrage est lent, le geste devient plus rapide et ralentit à la fin. Il suffit donc de faire des tests avec les différents paramétrages afin de trouver le bon réglage qui correspond à votre gestualité. Dans Inkscape, l’outil calligraphique le permet et surtout le nombre correspondant au Thinning. Un chiffre négatif correspond à un épaisseur de trait supérieur au réglage de base (width) si votre tracé est rapide. Au contraire, donc un geste lent tracera un trait de faible épaisseur. Ainsi, votre trait sera fin au début et à la fin. Le fait de réaliser ce tracé avec un stylet permet un contrôle parfait, à l’inverse d’un souris. Essayer de dessiner avec une souris rapidement, c’est impossible.

Seconde et essentielle raison pour que je parle de Inkscape, c’est que ce logiciel est un logiciel de vectorisation et tous les logiciels de vectorisation ont un défaut majeur pour les dessinateurs rapides. Lorsque vous faîtes plusieurs traits rapides qui se superposent ou qui sont à proximité des uns et des autres, les traits se modifient ou disparaissent parfois. Vous ne pouvez pas dessiner rapidement sur le même calque. Peu de logiciels de vectorisation proposent une option qui gomme ce défaut. Il faut donc travailler sur plusieurs calques distincts ou placer des tracés vectoriels afin de reconstituer votre figure. Le « coup de crayon » en prend un coup (c’est le cas de le dire). Vous pouvez donc à tout loisir noircir de tracés vectoriels votre page blanche sans aucune altération du trait.

L’outil calligraphique est l’icône du bas. Faîtes des tests surtout avec le thinning. Ici, ce sont mes paramètres. Pour un gaucher, mettre le nombre de l’angle en positif.
Le tracé apparaîtra toujours biseauté car il s’agit de calligraphie. Pour éviter d’avoir des traits trop fins, augmentez l’épaisseur (width) mais pas trop. Mettez le Mass très bas,mais jamais à zéro. Drag, c’est marrant pour donner un effet torturé à votre trait, mais gardez le plus proche du 1 que du 0 pour avoir un trait élancé. Fixation au maximum, sinon, vos pointes ont la même épaisseur que l’ensemble de votre trait.

Pouvoir dessiner en vectorisation en toute liberté est , je le reconnais, un sensation fort appréciable (j’aime écrire ce genre de phrase, plus proche du remplissage que de la pensée sincère et profonde).


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